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Fiche de résumé-synthèse :
Les Théories sexuelles infantiles (1908)

 

Extrait :

La psychanalyse a mis en lumière que « les névrosés n’ont pas de contenu psychique particulier » par rapport aux personnes saines, mais partagent les mêmes complexes. La différence provient simplement du destin de la pulsion et de la manière de la maîtriser.
Freud dresse ici un panorama assez complet des théories que tous les enfants élaborent spontanément, sans se concerter et indépendamment d’influences communes, à propos de l’origine de la vie, c’est-à-dire des théories sur la reproduction des êtres humains.
Le réflexe de l’enfant est tout d’abord de se tourner vers ses parents, qui le plus souvent ne lui donnent pas une explication crédible, mais une métaphore à base de cigogne (dans les pays germaniques en tout cas). L’enfant n’en retire que l’expérience du mensonge de l’adulte, et sa confiance ébranlée lui fera fuir dorénavant les explications parentales. Il a compris que la question qui l’intéresse le plus est mal jugée par ses parents, ce qui force l’enfant à un « clivage psychique » (p.18) : il désire consciemment être un bon enfant, et tente de refouler ses interrogations sexuelles, avec plus ou moins de succès, créant les conditions du « complexe nucléaire de la névrose » (p.18).
L’enfant élabore donc seul une série de théories qu’il partage de façon remarquable avec tous les autres enfants, car elles se fondent sur des manifestations sexuelles à l’œuvre dans son organisme, et c’est pourquoi Freud les nomme « théories sexuelles infantiles typiques » (p.19). Elles sont fausses, mais contiennent un fragment de vérité.

Nombre de pages : 4

Prix : 1,96 €


© Bertrand Duccini, 2010 - contact@bibliopsy.org